Prévention et dépistage des maladies parodontales

Une maladie parodontale évolue sans douleur pendant longtemps. Quand elle se manifeste par une dent mobile, une partie du support osseux a déjà disparu. Le dépistage sert précisément à repérer l’atteinte avant ce stade, à un moment où elle peut encore être stabilisée simplement.

Pourquoi dépister une atteinte qui ne fait pas mal ?

L’inflammation des gencives donne peu de signaux. Un saignement au brossage est le plus visible, et il est souvent mis sur le compte d’une brosse trop dure. La perte d’attache, elle, ne se voit pas à l’œil nu : elle se mesure.

Un dépistage répond à une question simple. Votre parodonte est-il seulement enflammé, ce qui reste réversible, ou a-t-il déjà perdu du support, ce qui ne se reconstitue pas spontanément ? La réponse détermine ce qu’il y a à faire, et à quel rythme il faudra surveiller.

Qui a intérêt à un bilan parodontal ?

Certaines situations justifient un examen ciblé plutôt qu’un simple contrôle :

  • des saignements qui reviennent, même sans douleur ;
  • une mauvaise haleine persistante ;
  • un antécédent familial de perte dentaire précoce ;
  • le tabac, qui masque le saignement et retarde le diagnostic ;
  • un diabète, dont l’équilibre et l’état des gencives s’influencent mutuellement ;
  • un projet de traitement implantaire, orthodontique ou prothétique.

Ce dernier point mérite d’être souligné. Un implant ne se pose pas dans un environnement inflammatoire, et l’état du parodonte est évalué avant d’envisager une pose. C’est une des raisons pour lesquelles un bilan parodontal est demandé en amont.

Comment se déroule un dépistage parodontal ?

L’examen ne se limite pas à un coup d’œil sur les gencives. Il associe trois temps.

Le sondage parodontal mesure, autour de chaque dent, la profondeur de l’espace entre la gencive et la racine, ainsi que le niveau de l’attache. Les mesures sont relevées point par point et notées sur un schéma.

Les radiographies montrent la hauteur d’os réelle autour de chaque racine. Elles révèlent des pertes que le sondage seul ne suffit pas à situer.

L’entretien clinique complète le tableau : votre méthode de nettoyage, votre consommation de tabac, vos traitements en cours, vos antécédents familiaux. Ces éléments pèsent sur le niveau de risque et donc sur la suite.

À l’issue de ce bilan, votre praticien vous explique ce qui est atteint, ce qui est stable, et ce qui demande une surveillance rapprochée.

La maintenance, après un traitement parodontal

Une maladie parodontale traitée n’est pas une maladie effacée. Le traitement arrête l’activité de la maladie, et le suivi sert à vérifier qu’elle ne reprend pas. C’est ce qu’on appelle la maintenance parodontale.

Chaque rendez-vous reprend les mêmes mesures que le bilan initial et les compare aux précédentes. Une profondeur qui augmente à un endroit précis se voit dans ces chiffres bien avant de se traduire par un symptôme.

Le rythme de ces rendez-vous n’est pas le même pour tout le monde. Il se définit à partir de votre niveau de risque, de ce qu’a montré le traitement et de la stabilité constatée au fil du temps.

Ce qui se joue au quotidien

Le nettoyage entre les dents pèse davantage sur l’inflammation que la vigueur du brossage. Le dispositif adapté, fil ou brossettes, dépend de la largeur de vos espaces interdentaires, et il vous est montré en bouche plutôt que décrit en général. Vous trouverez le détail de ces gestes sur notre page consacrée à l’hygiène bucco-dentaire.

Une hygiène rigoureuse réduit nettement le risque. Elle ne le supprime pas, car d’autres facteurs entrent en jeu, et c’est bien pour cela que le dépistage garde son intérêt.

Votre prise en charge au cabinet

Le Cabinet PICO reçoit des patients adressés par leur chirurgien-dentiste traitant, souvent pour un avis parodontal avant un traitement ou devant des signes qui persistent.

La première consultation reprend l’examen et permet de poser l’indication. Un examen clinique et radiographique précède toute décision. Lorsque des soins parodontaux sont nécessaires avant d’aller plus loin, ils sont réalisés d’abord, puis une réévaluation permet de mesurer le résultat obtenu. Un devis détaillé vous est remis avant d’engager la suite.

Votre chirurgien-dentiste traitant reste votre référent pour vos soins courants, et le suivi s’organise avec lui.

Questions fréquentes sur le dépistage parodontal

Un détartrage suffit-il à dépister une maladie parodontale ?

Non. Le détartrage est un soin, pas un examen. Seul un sondage complet, associé à des radiographies, permet de mesurer le niveau d’attache et de situer une perte osseuse.

Le dépistage est-il douloureux ?

Le sondage est un examen réalisé avec une sonde graduée. Il peut être sensible sur une gencive enflammée, et cette sensibilité est en elle-même une information.

Je n’ai aucun symptôme, faut-il quand même un bilan ?

L’absence de symptôme ne signifie pas l’absence d’atteinte, surtout chez les fumeurs, chez qui le saignement est moins visible. Un bilan se justifie surtout en présence d’un facteur de risque ou avant un traitement implantaire.

À quel rythme faut-il revenir après un traitement ?

Il n’existe pas de rythme unique. Il se détermine à partir de votre risque individuel et de la stabilité observée d’un rendez-vous à l’autre.

Une maladie des gencives a-t-elle des conséquences sur le reste de la santé ?

Des liens sont établis entre maladie parodontale et certaines maladies générales, en particulier le diabète, dont l’équilibre et l’état parodontal s’influencent mutuellement. Ce sujet est développé sur notre page dédiée.

Prendre rendez-vous pour un dépistage parodontal près de Nantes

Beaucoup de patients découvrent une maladie parodontale au moment où ils envisagent un implant ou une prothèse, alors qu’elle évoluait depuis des années. Si votre chirurgien-dentiste vous a orienté vers le Cabinet PICO, à Orvault, l’équipe réalise le bilan parodontal complet et vous en explique les résultats. Vous pouvez contacter le cabinet pour convenir d’un rendez-vous.

Contenu relu par le Dr Nicolas Strube, chirurgien-dentiste.