parodontologie,implantologie
et chirurgie orale
Une dent qui se déchausse est une dent dont la gencive s’est retirée et qui laisse voir sa racine. Le mot recouvre en réalité deux situations différentes, qui n’appellent pas la même conduite. Les distinguer est la première chose que fait un bilan parodontal.
La récession gingivale est un retrait de la gencive le long de la racine, sur un support osseux qui reste sain. La dent n’est pas moins soutenue, mais sa racine est exposée.
La perte d’attache d’origine parodontale est différente. L’inflammation détruit progressivement le ligament et l’os qui maintiennent la dent, et la gencive suit ce recul. Ici, c’est le support lui-même qui diminue.
Les deux peuvent coexister chez une même personne, et sur une même dent. C’est pourquoi l’aspect visible ne suffit jamais à conclure.
Plusieurs facteurs sont associés à une récession gingivale :
La perte d’attache parodontale, elle, est liée à une inflammation entretenue par la plaque bactérienne. Le tabac, un diabète mal équilibré et certains terrains individuels sont associés à des formes plus actives. Ces éléments favorisent la maladie ; ils ne suffisent pas à eux seuls à l’expliquer.
Tous les signes n’ont pas le même poids. Des dents qui paraissent plus longues, une sensibilité au froid près du collet ou un liseré plus foncé à la limite de la gencive orientent vers une exposition de la racine.
D’autres signes traduisent une atteinte du support : des saignements répétés, des espaces qui s’ouvrent entre les dents, une dent qui bouge, une gêne à la mastication. Une mobilité dentaire n’accompagne pas une simple récession. Elle justifie un examen sans attendre.
Le bilan associe trois choses. Un sondage parodontal mesure, dent par dent, la profondeur des espaces entre la gencive et la racine et le niveau réel de l’attache. Des radiographies montrent la hauteur d’os autour de chaque racine. Un examen clinique recherche ce qui entretient le phénomène : technique de brossage, position des dents, insertion des freins, points de contact prématurés.
Ce bilan aboutit à une carte précise de votre bouche. Il indique quelles dents relèvent d’une récession isolée, lesquelles relèvent d’une atteinte parodontale, et où en est chacune.
La réponse dépend de ce que le bilan a montré, et elle commence rarement par un geste chirurgical.
Quand l’origine est parodontale, le traitement vise à arrêter l’inflammation et à stabiliser le support restant. Ce sont les soins décrits sur la page consacrée aux soins des gencives.
Quand la récession est liée à un facteur mécanique, corriger ce facteur est la première étape. Adapter la technique de brossage ou le matériel suffit parfois à stopper l’évolution.
Lorsque la racine exposée reste sensible, se carie ou continue de se découvrir, une greffe de gencive peut être envisagée après examen. Elle fait l’objet d’une page dédiée.
Un point doit être dit clairement : l’os et l’attache déjà perdus ne se reconstituent pas spontanément. Le traitement stabilise et protège, et il existe des situations où une reconstruction est possible. Au Cabinet PICO, vous êtes reçu sur adressage de votre chirurgien-dentiste, et le plan retenu vous est expliqué avec un devis avant tout engagement. Votre praticien traitant reste votre référent pour vos soins courants.
Non. Une gencive qui s’est retirée ne revient pas d’elle-même, et l’os perdu non plus. En revanche, arrêter ce qui a causé le retrait empêche souvent la situation de s’aggraver, et une greffe peut recouvrir la racine dans certaines configurations.
Un déchaussement n’annonce pas une perte inévitable. Tout dépend de son origine, de son étendue et du moment où il est pris en charge. C’est précisément ce que le bilan parodontal permet de savoir.
La racine n’est pas protégée par de l’émail. Quand elle se découvre, elle réagit davantage aux variations de température. Cette sensibilité peut diminuer, mais elle mérite d’être évaluée.
Non, et il peut aggraver une récession. C’est la qualité du geste et le nettoyage entre les dents qui comptent, pas la force appliquée.
Pas nécessairement. Une récession stable, non sensible et sans risque carieux peut simplement être surveillée. La décision se prend après examen, en tenant compte de son évolution dans le temps.
On remarque souvent le déchaussement au miroir, plusieurs mois après son début, quand une dent semble plus longue que ses voisines. Si votre chirurgien-dentiste vous a orienté vers le Cabinet PICO, à Orvault, l’équipe vous reçoit pour réaliser le bilan parodontal et déterminer ce qui est en cause. Vous pouvez contacter le cabinet pour en parler.
Contenu relu par le Dr Nicolas Strube, chirurgien-dentiste.
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