parodontologie,implantologie
et chirurgie orale
Une greffe de gencive consiste à apporter du tissu gingival là où il est devenu trop fin ou insuffisant. Elle vise à protéger une racine exposée, à renforcer la gencive autour d’une dent, et parfois à recouvrir ce qui s’est découvert.
Le tissu greffé est le plus souvent prélevé au palais, où il se renouvelle. Selon les situations, un matériau de substitution peut être utilisé à la place du prélèvement. Le choix se fait après examen, en fonction de l’objectif recherché et de l’étendue de la zone à traiter.
Ce tissu est mis en place au niveau de la dent concernée, puis maintenu par des sutures fines le temps qu’il se vascularise et s’intègre. L’intervention porte sur la gencive, pas sur l’os : lorsque c’est le volume osseux qui manque, il s’agit d’un autre geste, décrit sur notre page consacrée à la greffe osseuse.
Une greffe peut être proposée après examen lorsque :
Une récession stable, non sensible et sans risque pour la racine peut simplement être surveillée. La greffe n’est pas la réponse automatique à une gencive qui s’est retirée.
Deux éléments déterminent ce qui est réalisable. Le premier est la cause du retrait : tant qu’un brossage traumatique, une inflammation active ou une traction musculaire persiste, le tissu greffé serait soumis aux mêmes contraintes que le tissu d’origine.
Le second est l’état de l’attache entre les dents, de part et d’autre de la récession. C’est elle qui soutient la gencive de ce côté. Lorsqu’elle est intacte, le recouvrement de la racine peut être envisagé. Lorsqu’elle a été perdue, l’objectif se déplace vers le renforcement du tissu plutôt que vers le recouvrement complet.
S’y ajoutent l’épaisseur de la gencive restante, la zone de prélèvement disponible, le tabac, associé à une cicatrisation moins favorable, et votre état de santé général.
L’intervention a lieu au cabinet, sous anesthésie locale. Des conseils pré-opératoires vous sont remis en amont, et ils sont à suivre précisément.
Le site receveur est préparé de façon à accueillir le greffon. Le tissu est ensuite prélevé, mis en place et suturé avec des fils fins. Lorsqu’un prélèvement au palais est réalisé, le site de prélèvement est protégé à son tour.
Un contrôle est prévu quelques jours plus tard, puis à distance, pour suivre l’intégration du greffon.
Le premier objectif est fonctionnel : obtenir une gencive plus épaisse, plus résistante au brossage et plus facile à entretenir, autour d’une dent qui en manquait.
Le recouvrement de la racine est un objectif distinct, et il dépend de ce qui a été évalué avant l’intervention. Il n’est pas toujours complet, et il ne se garantit pas à l’avance. Votre praticien vous dit, avant de commencer, ce qui est raisonnablement attendu dans votre situation.
Le résultat se juge après plusieurs semaines : la gencive greffée change d’aspect pendant sa cicatrisation avant de se stabiliser.
Une gêne est attendue dans les jours qui suivent, souvent davantage au niveau du palais qu’au niveau du site greffé. Des consignes précises encadrent l’alimentation et l’hygiène pendant la cicatrisation, et elles vous sont remises par écrit.
Le maintien du résultat dépend ensuite de ce qui avait provoqué le retrait. Si la technique de brossage était en cause, elle est revue avec vous. Si l’inflammation était en cause, le suivi parodontal se poursuit, comme décrit sur notre page consacrée aux soins des gencives.
Le Cabinet PICO reçoit des patients adressés par leur chirurgien-dentiste traitant, souvent après le constat d’une récession qui progresse.
La première consultation reprend l’examen, précise l’origine du retrait et détermine l’objectif réaliste de l’intervention. Lorsque des soins parodontaux sont nécessaires avant la greffe, ils sont réalisés d’abord, puis une réévaluation permet de faire le point. Un devis détaillé vous est remis avant tout engagement.
Votre chirurgien-dentiste traitant reste votre référent pour vos soins courants, et vous le retrouvez pour votre suivi habituel.
Cela dépend de l’état de l’attache entre les dents voisines. Lorsqu’elle est intacte, un recouvrement complet peut être visé. Lorsqu’elle est perdue, l’intervention renforce le tissu sans recouvrir toute la hauteur découverte.
Le prélèvement se fait sous anesthésie locale. C’est ensuite le palais qui occasionne le plus de gêne pendant les premiers jours, et il est protégé pour limiter cet inconfort.
C’est possible si la cause initiale persiste. Un brossage trop appuyé ou une inflammation non contrôlée agissent sur le tissu greffé comme sur le tissu d’origine, d’où l’importance de traiter la cause avant l’intervention.
Les suites immédiates concernent les premiers jours, mais l’aspect de la gencive continue d’évoluer plusieurs semaines. Le résultat ne se juge donc pas au contrôle qui suit l’intervention.
Oui, lorsque les récessions sont voisines et que le tissu disponible le permet. L’étendue traitée par séance se décide à l’examen, en fonction de la zone de prélèvement.
Une racine qui se découvre un peu plus chaque année finit par devenir sensible et difficile à nettoyer, et c’est souvent à ce moment que la question de la greffe se pose. Si votre chirurgien-dentiste vous a orienté vers le Cabinet PICO, à Orvault, l’équipe examine l’origine du retrait et vous dit ce qui est réalisable dans votre cas. Vous pouvez contacter le cabinet pour en parler.
Contenu relu par le Dr Nicolas Strube, chirurgien-dentiste.
Votre formulaire a bien été envoyé. Nous reviendrons vers vous prochainement.