parodontologie,implantologie
et chirurgie orale
Un brossage régulier ne suffit pas toujours à protéger les gencives. La brosse n’atteint pas les espaces situés entre les dents, et c’est souvent là que l’inflammation commence. Voici les gestes qui comptent réellement au quotidien, et ceux qui pèsent moins qu’on ne le croit. Pour comprendre ce qu’une maladie des gencives implique et comment elle se traite, la page consacrée aux soins des gencives prend le relais.
Deux brossages quotidiens de deux minutes, avec un dentifrice fluoré, constituent la base. Celui du soir compte particulièrement : la salive, qui protège les dents, circule moins pendant la nuit.
Une brosse électrique n’est pas indispensable. Elle aide surtout les personnes qui peinent à obtenir un geste régulier, ou dont la dextérité est réduite. C’est la couverture de toutes les faces qui fait la différence, pas le modèle de brosse.
Un dentifrice fluoré renforce l’émail. Votre praticien peut vous en prescrire un plus concentré si votre risque carieux le justifie.
Un geste courant annule une partie du bénéfice : se rincer abondamment la bouche juste après le brossage. Cracher suffit. Le fluor reste alors en contact avec l’émail au lieu de partir avec l’eau.
Les dentifrices très abrasifs, souvent vendus pour éclaircir la teinte, demandent de la prudence lorsqu’une racine est déjà exposée. Ce cas est abordé sur notre page consacrée au déchaussement des dents.
Une brosse à dents n’atteint pas les deux faces situées entre les dents. C’est pourtant de là que part le plus souvent l’inflammation des gencives. Un passage interdentaire quotidien, le soir de préférence, change davantage l’état d’une gencive qu’un troisième brossage.
Brossettes lorsque l’espace le permet, fil lorsque les dents sont serrées. Le choix ne se fait pas en rayon mais en bouche : c’est la largeur de vos espaces qui le détermine, et votre praticien vous montre la taille adaptée.
Un saignement les premiers jours ne signifie pas que vous vous blessez. Il traduit une gencive déjà enflammée, et il diminue à mesure que le geste devient régulier. C’est souvent à ce moment que les gens arrêtent, au moment précis où le nettoyage commence à agir.
Ce n’est pas tant la quantité de sucre qui compte que la fréquence des prises. Grignoter ou siroter une boisson sucrée au fil de la journée expose les dents en continu, là où la même quantité prise en une fois les expose une seule fois.
Les boissons acides, sodas, jus de fruits et eaux aromatisées, ramollissent temporairement la surface de l’émail. On conseille parfois d’attendre avant de se brosser les dents : les données disponibles ne tranchent pas clairement ce point, et il ne doit pas servir de raison de sauter un brossage. Rincer à l’eau après une boisson acide est simple et sans inconvénient.
Le tabac est associé à des formes plus actives de maladie parodontale et à une cicatrisation moins favorable. Il réduit aussi le saignement des gencives, ce qui peut masquer une inflammation et retarder le diagnostic.
Un implant ne se carie pas, mais le tissu qui l’entoure peut s’enflammer, et cette inflammation peut atteindre l’os de soutien. Le nettoyage quotidien y est donc aussi important qu’autour d’une dent naturelle.
Sous un bridge ou une prothèse fixée, l’espace ne s’atteint pas avec une brosse ordinaire et demande un dispositif de passage adapté. Une prothèse amovible se nettoie chaque jour hors de la bouche, et la gencive qu’elle recouvre se brosse également.
Certains traitements réduisent le flux salivaire. La salive protégeant les dents, sa diminution augmente le risque : signalez-le à votre praticien, les gestes s’adaptent.
Ces conseils ne remplacent pas un examen. Un contrôle annuel chez votre chirurgien-dentiste reste recommandé, même en l’absence de gêne. Certains signes justifient de ne pas attendre ce rendez-vous :
Ces signes relèvent d’abord de votre chirurgien-dentiste traitant. C’est lui qui pose le diagnostic et qui vous adresse au Cabinet PICO lorsqu’une prise en charge parodontale ou chirurgicale devient nécessaire.
Deux brossages par jour suffisent s’ils sont complets. Un troisième n’apporte rien si les espaces entre les dents ne sont jamais nettoyés. Mieux vaut deux brossages soignés et un passage interdentaire quotidien que trois brossages rapides.
Ils ne remplacent pas le nettoyage mécanique : un antiseptique n’atteint pas ce qu’une brossette retire. Les bains de bouche antiseptiques relèvent d’une prescription, pour une durée limitée et une situation précise.
Cela dépend de la largeur de vos espaces. Une brossette nettoie davantage de surface quand elle passe sans forcer ; le fil reste indiqué là où les dents sont serrées. La taille se détermine en bouche, pas en rayon.
Non. Le saignement traduit une gencive déjà enflammée, pas une blessure due au geste. Il diminue à mesure que le nettoyage devient régulier. S’il persiste au-delà de quelques semaines, faites-le examiner.
Non. Les poils durs et une pression forte n’améliorent pas le nettoyage et peuvent user la surface des racines et favoriser un retrait de la gencive. Une brosse souple, passée méthodiquement, fait mieux.
Beaucoup de personnes découvrent une atteinte des gencives après des années de saignements devenus familiers. Si votre chirurgien-dentiste vous a orienté vers le Cabinet PICO, à Orvault, l’équipe réalise le bilan parodontal et vous montre les gestes adaptés à votre situation. Vous pouvez contacter le cabinet pour convenir d’un rendez-vous.
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