parodontologie,implantologie
et chirurgie orale
La gencive tient les dents en place, avec l’os qui les entoure. Quand elle s’enflamme, elle saigne, change de couleur et se décolle progressivement de la dent. Les soins des gencives regroupent les traitements qui arrêtent cette inflammation et stabilisent le support de vos dents.
Une gencive en bonne santé est rose pâle, ferme, et ne saigne pas quand vous vous brossez les dents. Plusieurs signes indiquent qu’elle ne l’est plus :
Ces signes n’ont pas tous la même portée. Une inflammation limitée à la gencive, la gingivite, reste réversible lorsqu’elle est prise à temps. Lorsque l’inflammation atteint l’os qui soutient la dent, on parle de parodontite : le tissu déjà perdu ne se reconstitue pas spontanément, mais la maladie peut être stabilisée.
Aucun traitement ne se décide sur le seul aspect de la gencive. Un bilan parodontal complet précède la prise en charge. Il associe un examen clinique, un sondage des espaces entre la gencive et la dent, et des radiographies qui montrent le niveau osseux réel.
Ce bilan cherche aussi ce qui entretient l’inflammation. Le tabac, un diabète mal équilibré, certains traitements médicamenteux et une accumulation de plaque bactérienne sont associés à des formes plus actives. Le diagnostic posé, votre praticien vous explique ce qui est atteint, à quel degré, et ce que le traitement peut raisonnablement changer.
La prise en charge suit un ordre, du moins invasif au plus chirurgical.
Le détartrage élimine le tartre visible au-dessus de la gencive. Il constitue souvent la première étape, mais il ne suffit pas lorsque l’atteinte est plus profonde.
Le surfaçage radiculaire, aussi appelé débridement, nettoie la surface de la racine sous la gencive, là où les bactéries s’organisent. Il se réalise sous anesthésie locale, par secteurs. Cette phase non chirurgicale est celle qui permet à l’inflammation de refluer et à la gencive de se resserrer autour de la dent.
Une réévaluation suit cette première phase. Elle mesure ce qui a cicatrisé et ce qui reste atteint. Selon le résultat, le traitement s’arrête là ou se poursuit.
Lorsque des zones profondes persistent, une chirurgie parodontale peut être envisagée. Elle permet d’accéder directement à la racine et de corriger l’architecture des tissus. Quand la gencive s’est retirée au point de découvrir la racine, une greffe de gencive peut être proposée : elle fait l’objet d’une page dédiée.
La gencive met plusieurs semaines à se réorganiser. Pendant cette période, elle peut rester sensible et saigner moins qu’avant, sans que tout soit encore stabilisé. Votre praticien vous indique les gestes d’hygiène adaptés à votre situation, car le dispositif utile entre les dents, fil ou brossettes, dépend de vos espaces interdentaires.
Une maladie parodontale traitée reste une maladie à surveiller. Un suivi régulier permet de repérer une reprise d’activité avant qu’elle ne se traduise par une nouvelle perte. Vous trouverez le détail de cette surveillance sur la page consacrée à la prévention et au dépistage des maladies parodontales.
Le Cabinet PICO reçoit des patients adressés par leur chirurgien-dentiste traitant. Vous arrivez donc le plus souvent avec un motif déjà identifié, parfois un premier bilan déjà réalisé.
La première consultation sert à écouter ce qui vous amène, puis à reprendre l’examen pour poser l’indication. Un examen clinique et radiographique précède toute décision de traitement. Lorsque des soins sont nécessaires avant d’aller plus loin, ils sont réalisés d’abord. Une réévaluation permet ensuite de faire le point, et un devis détaillé vous est remis avant d’engager la suite.
Votre chirurgien-dentiste traitant reste votre référent pour vos soins courants. Le travail du cabinet s’articule avec le sien : il vous adresse, vous êtes pris en charge ici pour la phase parodontale ou chirurgicale, et vous le retrouvez ensuite pour votre suivi habituel.
Un saignement au brossage traduit une inflammation, ce qui n’est pas normal, mais il ne dit pas à lui seul jusqu’où elle est allée. Seuls le sondage et la radiographie permettent de savoir si l’os est atteint.
Il se réalise sous anesthésie locale. Dans les jours qui suivent, une sensibilité au froid et une gêne des gencives sont possibles, et votre praticien vous explique comment les gérer.
L’os et l’attache perdus ne se reconstituent pas d’eux-mêmes. Le traitement vise à arrêter la progression et à stabiliser ce qui reste en place. Dans certaines situations, une chirurgie reconstructrice ou une greffe peut être envisagée après examen.
Oui. Arrêter le brossage entretient l’inflammation et augmente le saignement. C’est la technique et le matériel qui s’adaptent, pas la fréquence.
Le tabac est associé à des formes plus actives et à une cicatrisation moins favorable. Il masque aussi le saignement, ce qui peut retarder le diagnostic. Ce point est abordé lors du bilan, sans jugement, parce qu’il pèse sur le résultat.
Des gencives qui saignent depuis des mois finissent par sembler normales, et c’est souvent ce qui retarde la consultation. Si votre chirurgien-dentiste vous a orienté vers le Cabinet PICO, à Orvault, l’équipe vous reçoit pour faire le point sur l’état de votre parodonte et vous expliquer ce qui peut être traité. Vous pouvez contacter le cabinet pour convenir d’un rendez-vous.
Contenu relu par le Dr Nicolas Strube, chirurgien-dentiste.
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